fusil.net

AccueilRéglementation › Permis de chasser

Réglementation

Le permis de chasser : formation, examen, validation annuelle

Le permis de chasser est un titre définitif obtenu après un examen unique, mais il ne vaut sur le terrain qu'accompagné d'une validation annuelle. Voici le parcours du candidat, les coûts en jeu et ce que le permis ouvre comme droits.


Avertissement : les étapes, montants et conditions décrits ici correspondent aux règles en vigueur en 2026 et sont donnés à titre indicatif. Barèmes et modalités évoluent : vérifiez les informations à jour sur service-public.fr et auprès de votre fédération départementale des chasseurs.

Un examen unique, préparé avec l'OFB et la fédération

Depuis 2014, il n'y a plus deux épreuves séparées mais un examen unique, organisé par l'Office français de la biodiversité (OFB) avec l'appui des fédérations départementales des chasseurs. Le parcours type est le suivant :

  1. Inscription auprès de la fédération départementale de son choix, dès 15 ans (dossier, pièce d'identité, certificat médical ou attestation selon les cas) ;
  2. Formation obligatoire dispensée par la fédération : séances théoriques (espèces, réglementation, sécurité) et séances pratiques sur un parcours reconstituant des situations de chasse ;
  3. Examen devant un inspecteur de l'OFB, le même jour pour la théorie et la pratique.

L'épreuve pratique comprend un parcours simulant une battue et un cheminement (franchissement d'obstacle, arme chargée ou déchargée selon les phases), un atelier de manipulation d'armes et un tir sur plateaux. L'épreuve théorique enchaîne des questions sur la faune, la réglementation et la sécurité. Toute faute grave de sécurité — un canon qui balaie la ligne, un doigt sur la détente au mauvais moment — est éliminatoire, quel que soit le total de points. C'est l'esprit même de l'examen : on ne teste pas un savant, on teste un chasseur sûr.

Combien ça coûte ?

Le coût d'entrée est modeste : en 2026, la redevance d'examen est de l'ordre de 46 €, formation comprise dans la plupart des fédérations (certaines demandent une participation complémentaire modique, souvent remboursée ou compensée par des aides à la première validation). Les vraies dépenses viennent ensuite : l'arme — voir notre guide choisir son fusil —, les munitions, l'équipement (vêtements, gilet fluorescent, protections auditives) et surtout la validation annuelle, qui revient chaque saison.

La validation annuelle : le permis ne suffit pas

Le permis de chasser, une fois obtenu, est acquis à vie. Mais pour chasser effectivement, il faut le faire valider chaque saison. Deux grandes formules existent, en vigueur en 2026 :

ValidationTerritoire couvertOrdre de grandeur annuel
DépartementaleLe département choisiDe l'ordre de 150 à 250 € selon les fédérations
NationaleToute la FranceDe l'ordre de 400 €

Ces montants agrègent redevance cynégétique, cotisation fédérale et assurance responsabilité civile obligatoire ; ils varient d'un département à l'autre, et des tarifs très réduits existent pour les nouveaux chasseurs l'année qui suit l'examen — souvent autour de la moitié du prix normal, parfois moins. S'y ajoutent, selon les territoires, la cotisation d'une société de chasse locale et d'éventuels timbres (grand gibier notamment).

La chasse accompagnée dès 15 ans

Avant même l'examen, la chasse accompagnée permet de pratiquer dès 15 ans, gratuitement, après une formation dispensée par la fédération. Le jeune chasse alors sous la responsabilité d'un accompagnateur expérimenté, avec un seul fusil pour deux. C'est une excellente école : un an de terrain encadré avant de passer l'examen, souvent avec une arme douce à l'épaule comme un calibre 20. L'accompagnateur doit être titulaire du permis depuis au moins cinq ans et avoir suivi une courte formation dédiée auprès de la fédération.

La remise à niveau décennale de sécurité

Depuis la loi de 2019 et ses textes d'application, tout chasseur doit suivre tous les dix ans une remise à niveau consacrée aux règles de sécurité. Cette formation, organisée par les fédérations départementales, est gratuite et obligatoire ; elle rappelle les fondamentaux : angles de tir, port de l'arme, franchissements d'obstacles, comportement en battue. Elle ne comporte pas d'examen : c'est une piqûre de rappel, pas une remise en cause du permis.

Ce que le permis validé permet

Au-delà du droit de chasser, le permis accompagné d'une validation en cours (ou de l'année précédente) constitue l'un des deux titres ouvrant l'acquisition d'armes de catégorie C — l'autre étant la licence de tir. Concrètement, il vous permet d'acheter chez un armurier un superposé, un juxtaposé ou un semi-automatique limité à trois coups, la déclaration étant effectuée via votre compte SIA, que tout détenteur doit avoir créé. Il constitue aussi le motif légitime de transport de l'arme entre le domicile et le territoire de chasse.

En revanche, le permis n'exonère d'aucune obligation de détention : le stockage sécurisé à domicile s'impose à tous, chasseurs comme tireurs.

Pages connexes : si votre objectif est le tir sportif plutôt que la chasse, comparez avec la licence de tir ; et avant tout achat, relisez le classement des catégories d'armes. Informations valables en 2026 : le détail à jour figure sur service-public.fr.